On s’était dit : « Rendez-vous dans quarante ans ». Janvier 2015.

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La Tuche

Photos Yves Caro

On s’était dit :

Rendez-vous dans quarante ans !

Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent,
Oubliez les heureux.

Alphonse de Lamartine

Nous nous étions revus tous trois, avec quelques autres de nos amis, à l’occasion d’un dîner amical qui s’était déroulé sur ma terrasse-solarium, à l’été 1974, après que nous ayons connu de longs mois de séparation. J’étais alors tout à la fois jeune marié, jeune père de famille, mais aussi jeune chef d’entreprise ! Je me souviens encore de leur avoir dit, alors qu’ils quittaient ma belle et grande maison du centre de Noves, que j’avais rachetée à ma belle-famille à la suite du décès d’une vieille tante acariâtre, qui en avait étée la propriétaire, et que j’avais faite restaurer à grands frais :

« Passez une bonne fin de soirée, et j’espère bien que vous n’allez pas attendre quarante ans avant de revenir nous voir, les Tuchiens, car c’est ainsi que nous appelions alors cette joyeuse bande d’étudiants et de jeunes salariés, du nom de leur aimable garçonnière, la Tuche, qu’ils avaient aménagée rue des Trois Tétons, une petite rue située au cœur du vieil Avignon, près de la place des Corps Saints.

Une bande de joyeux drilles fréquentait alors ce lieu amène, qui était toujours bien garni en bouteilles de toutes sortes et de toutes origines, whisky, vodka, tequila, Asti spumente…et dans lequel circulait parfois un joint. On pouvait y croiser le grand Laurent, dit Gurup, son frère Emmanuel, ainsi que son demi-frère à demi clochardisé, le Philippe au long nez. Passaient aussi régulièrement par ici Gégé, dit le gros, Serge Hébrail, dit l’Azimuth, André Comtat, dit Dédé le jeune et André Fréat, un sympathique retraité du service des eaux, que nous avions baptisé Dédé l’ancien, qui adorait par dessus tout la gracieuse compagnie de nos petites copines, les sœurs Cabrol, que nous avions vite rebaptisées Cabrioles, et surtout des sexyes, mignonnes et très chaudes sœurs Ariento-Velles, celles qui nous roulaient les plus savoureuses pelles du monde, et qui nous masturbaient aussi, à l’occasion, et que nous nous étions empressés de rebaptiser, en rapport avec leur amour supposé immodéré pour la chose sexuelle, à moins que cet amour n’ait été que fantasmé par les grands ados onanistes que nous étions alors, les sœurs Oriente-viés !

Je les ai retrouvés presque par hasard, à l’occasion d’un clic sur un curieux message émanant d’André Comtat, en ce jour de novembre 2014, grâce à Facebook, ce merveilleux outil des temps modernes, cette lumineuse lampe d’Aladin, qui m’avait déjà permis de retrouver tant et tant d’anciens et bons amis, amies et ex petites copines, voire de coquinettes, délurées et très amoureuses ex maîtresses, qui étaient à l’époque de sémillantes jeunes femmes, bien sûr toutes jeunes mariées, et qui sont devenues aujourd’hui d’adorables jeunes mamies. Je pense en particulier aux charmantes Magali et Christelle, que je n’ai pas revues, elles, depuis près de vingt ans ; la petite blonde vive et délurée et la placide, la grande et somptueuse brunette aux longs cheveux de jais, dont tout le monde pensait qu’elle était une irréprochable et dévouée mère de famille, alors que..elle s’en envoyait, des bites, derrière son adorable petite culotte. Elles avaient formé l’inséparable duo qui occupa mes folles années d’après divorce, car elles venaient chacune à tour de rôle se noyer pendant des après-midi entières au fond de mon antre, se noyer dans les caresses, les soupirs, les baisers, et les flots ininterrompus de leurs délicieuses cyprines nacrées qu’elles déversèrent généreusement entre mes draps froissés de nouveau célibataire toujours prêt, après une traumatisante et inconfortable rupture, à transgresser toutes les règles de la vie sociale, y compris les plus élémentaires, et notamment celles qui m’avaient jusque là prédisposé à afficher un respect absolu pour les femmes des autres.

André Comtat et Yves Caro, qui se trouvait être un des héros malgré lui de mon deuxième roman1, venaient ainsi de resurgir dans ma vie. Je fus toutefois un peu étonné que ces deux-là soient restés si proches, car dans mon esprit ils appartenaient à deux clans bien différents, que j’avais cependant fréquentés assidûment, celui du spéléo-club du Bosquet pour André et celui de La Tuche pour l’ami Yves.

Le mail que je reçus quelques jours plus tard, et qui émanait de Yves Caro, disait simplement : Rendez-vous vendredi midi place des Corps Saints, les mecs. Un peu comme si nous nous étions dit, un soir de 1974 :« Rendez-vous dans quarante ans ! »

Si je n’avais eu aucun mal à reconnaître immédiatement Yves, qui avait vraiment très peu changé, car seuls ses beaux cheveux blonds étaient considérablement moins longs et avaient blanchi sous le harnais, je fus au contraire un peu plus dans le brouillard face à André, dont j’eus le plus grand mal à retrouver les traits qui m’avaient été familiers, d’autant plus qu’ils étaient dissimulés derrière une impressionnante barbe de père Noël qui n’est pas une ordure.

Les souvenirs les plus fortement gravés dans mon cerveau que je pensais avoir conservés de lui étaient ceux d’un ancien camarade de fac, d’un casse-cou notoire et d’un spéléologue chevronné, car nous appartenions alors au même club particulièrement dynamique, celui du Bosquet, avec lequel nous avions réalisé de nombreuses et notoires expéditions, qui nous avaient même valu les honneurs de la télévision, et plus particulièrement ceux de la troisième chaîne de l’époque, qui avait tourné avec nous deux beaux et longs reportages autour de l’exploration de la célèbre grotte de la Cocalière, à laquelle nous avions activement participé.

Nous avons commencé par prendre une bière, puis une autre, afin de trouver le temps de souffler et de nous retrouver paisiblement avant de commencer à se raconter l’essentiel de nos parcours personnels de ces quarante dernières années.

André évoqua rapidement sa carrière de navigateur au coeur des Antilles, pendant laquelle il avait promené des groupes de touristes émerveillés d’île en île avant de rentrer à Avignon pour devenir, par le plus grand des hasards, régisseur dans le monde du spectacle, et ainsi de travailler pour le festival d’Avignon. Yves évoqua sa carrière, plus linéaire, mais tout aussi passionnante, qu’il avait vécue à travers son métier de professeur d’informatique et de marketing ainsi que ses enfants, dont il se montra à juste raison très fier, et moi je parlai bien entendu du drame qui avait brutalement clôturé ma carrière de brillant chef d’entreprise dans le monde de l’informatique, drame qui avait failli me coûter la vie en 2005, mon terrible AVC hémorragique qui m’avait plongé dans le coma pendant plusieurs semaines ; mais dont j’étais bien heureusement sorti à peu près indemne.

Nos retrouvailles étant désormais bien entamées nous avons quitté le bar afin de nous installer à une table du resto voisin, l’atelier des thés, dans le but de déguster un sympathique plat de gambas aux pâtes fraîches et aux herbes afin de continuer à bavarder tranquillement, cools, paisibles, ainsi que nous aimions que soit la vie, ce qui sembla convenir parfaitement à mes vieux potes.

« Navigateur ! Il n’y a rien d’étonnant à cela, dis-je soudain à André, tu te souviens, quand tu m’avais initié à la voile, en effectuant ces nombreuses traversées du Rhône au cours desquelles nous jouions au jeu dangereux de touche-touche avec les grosses péniches Freyssinet ?

– Très très vaguement », me répondit-il.

Il me sembla alors normal que cet épisode m’ait plus marqué que lui, moi qui débutais dans cette activité, alors que lui était déjà à cette époque lointaine un navigateur chevronné.

Soudain je fus frappé par l’illumination, par un souvenir qu’il ne pouvait certainement pas avoir oublié et qui me remonta brusquement à la mémoire, tel le monstre du Loch-Ness élevant sa grosse tête dégoulinante au-dessus de la masse noirâtre des eaux paisibles de son lac de montagne :

«  Au moins tu dois te souvenir de cet été où nous étions venus te rejoindre avec Marie-France dans l’Aveyron, où tu te trouvais en vacances avec tes vieux.

Alors que nous avions planté notre petite tente dans votre jardin, un gros orage a éclaté, et ton père est gentiment venu nous chercher pour nous proposer de dormir au sec dans votre maison.

Nous avions passé la soirée à manger du pain beurré garni de belles tranches de Roquefort. Je me souviens que ton père nous avait très longuement parlé de son amour inconditionnel pour ce merveilleux fromage, tu te souviens à quel point ton paternel adorait ce frometon ? 

Plus ou moins », me répondit-il, mais avec une absence totale conviction.

Et le lendemain », enchaînai-je, porté par la vague des souvenirs qui remontèrent à la surface les uns après les autres, comme des bulles de champagne dans une coupe, et qui se montreraient pressées d’atteindre la surface afin d’y exploser gentiment… « Le lendemain, nous avions longuement navigué sur le lac, voguant inlassablement d’une île à l’autre, avec ta charmante petite amie, qui était même ta quasi fiancée, à l’époque, je ne me souviens pas comment elle s’appelait. »

André me jeta un drôle de regard, qui fut aussi intense que profondément étonné.

«Moi non plus », me dit mon ami. A vrai dire, je ne me souviens même pas avoir eu une fiancée, à l’époque, et je me souviens pas non plus d’être allé dans l’Aveyron avec mes parents, je suis d’ailleurs si peu souvent parti en vacances avec eux».

Ce n’était pas le souvenir que j’en avais. Il me semble qu’il m’avait souvent parlé, à l’époque, de leurs nombreux séjours en stations de sports d’hiver, et des fantastiques minis tours de France qu’ils entreprenaient en famille tous les étés, en vélo, à cheval ou en voiture !

« En fait, lui dis-je, les souvenirs les plus forts que j’ai gardé de toi concernent bien évidemment ton action et ta forte présence au sein du club du Bosquet, je te revois d’ailleurs encore très nettement glisser au fond des profonds avens que nous explorions alors à l’aide de ton cher descendeur, tout en tenant fièrement une immense pizza posée bien à plat sur ta main, comme un garçon de café aurait soutenu son grand plateau en passant allégrement de table en table.

– Je ne me souviens absolument pas de ça, me soutint avec un aplomb incroyable André, « parce qu’en fait je n’ai fait que quelques sorties avec le club, et je ne me vois pas descendre dans un aven avec un descendeur, d’ailleurs, je ne sais même pas ce que c’est, que ce machin dont tu me parles !

– Tu plaisantes, j’espère », m’insurgeai-je ; « tu maîtrisais cet outil mieux que quiconque au monde, de même que le jumard, ce bloqueur dont on se servait pour remonter comme des araignées, le long d’une corde, cette fois. »

Profondément traumatisé par cet incompréhensible glissement des souvenirs de mon vieux copain hors de sa sphère mémorielle, je tentai un ultime assaut afin de tenter de le ramener parmi nous.

« Au moins tu ne peux pas avoir oublié cette invraisemblable conférence que tu avais faite au musée Requien, devant un parterre de vieilles barbes fleuries, qui s’étaient montrées passablement outrées en t’entendant annoncer le sujet de ta causerie qui s’intitulait, sans rire : « Les petites bêtes que nous avons trouvées au fond du Trou de Monclus, cette conférence qui portait sur l’incroyable aune cavernicole  que nous avions découverte en ce lieux aussi magique que mystérieux, juste après la grande salle des excentriques, oh, s’il te plaît, tu ne peux pas avoir oublié ça, André, ces concrétions étaient tellement exceptionnelles, et si merveilleuses!

– Je ne m’en souviens pas le moins du monde », m’affirma André avec une magistrale conviction, parce que, de ma vie, je te jure que je n’ai jamais donné aucune conférence, et puis ça me gêne un peu que tu m’appelles André, parce que je n’ai plus vraiment l’habitude qu’on m’appelle comme ça!

– Rassure-moi, André, le suppliai-je presque, en maudissant les ravages que peut faire la maladie d’Alzheimer passé soixante ans. Au moins tu te souviens que nous étions tous deux étudiants en géographie, ensemble, et que c’est moi qui t’avais passé les cours l’année où tu avais été opéré du genou, parce que tu as toujours eu les articulations si fragiles. D’ailleurs, cela n’a pas dû s’arranger, avec le temps, lui dis-je en plongeant mon regard interrogateur dans le sien !

– Je n’ai jamais été opéré du genou, et mes articulations se sont toujours bien portées, à part une entorse de temps à autre, affirma une nouvelle fois, contre toute logique, mon vieil ami. »

Yves, qui semblait bien s’amuser à nous écouter, intervint alors pour me dire :

« Ah ! Je crois que je commence à comprendre, du moins un peu, un tout petit peu, de quoi relève cet incroyable imbroglio. En fait, quarante ans sont passés depuis notre dernière rencontre, et tu confonds Dédé avec moi, parce que c’est moi qui ai été, un temps, étudiant en géographie à la fac de lettres d’Avignon, juste avant de partir définitivement pour Aix, mais je ne me souviens pas que j’y avais été la même année que toi.

– Il me semble que ton AVC a provoqué beaucoup plus de dégâts dans ta mémoire que tu sembles le croire, me dit gentiment André. Mais le hic, c’est que j’étais, pour ma part, absolument certain de la bonne qualité de ma mémoire, puisqu’elle avait étée dûment testée, et approuvée, par un spécialiste, lors du long séjour de six mois que j’avais effectué à l’hôpital des Invalides de Paris.

Le repas s’est gentiment terminé sur l’évocation de bons moments que nous avions bien heureusement réellement partagés, et qui étaient étrangement demeurés intacts dans notre mémoire à tous deux, des souvenirs qui tournaient pour l’essentiel autour de l’appartement que nous avions occupé place Carnot et de notre accueillant et vaste local pseudo-associatif qui était situé rue de la Grande monnaie, tout près de La Tuche.

André nous a ensuite invités à prendre un café chez lui, puisqu’il habitait tout près de là, dans une sorte de loft qui m’évoqua l’intérieur agréable et fonctionnel d’un petit bateau.

Confortablement installés sur les canapés de son appartement-loft plaisamment aménagé, je ne cessai de m’interroger sur ces incroyables pertes de mémoire qui avaient frappé mon ami, un peu comme si c’était lui qui souffrait des séquelles d’un AVC, dont il n’avait heureusement pas eu à souffrir.

Après nous avoir servi un bon petit café, André évoqua la vie aventureuse qu’il avait menée aux Antilles.

En fait il avait longtemps navigué, entre autres, avec le chanteur Antoine, qui avait aussi été mon voisin, alors qu’il habitait une grande maison du charmant Chemin des vignes, ce pittoresque sentier qui dégringolait à flanc d’un coteau pentu et verdoyant, juste face à la Seine, à Issy-les-Moulineaux, et que je rencontrais souvent au bureau de poste, lui serrant même la main avec émotion de temps en temps, à lui qui avait été l’incontournable idole de mes seize ans. Ah ! ses formidables élucubrations, la neige…Ah ! « Antoine et les problèmes ! »

Yves s’est ensuite levé pour aller chercher son ordinateur portable. « Je vous avais promis de vous montrer des photos tout à fait exceptionnelles, les mecs, eh bien, elles sont là-dedans », nous annonça-t-il avec un beau et franc sourire complice.

Il est revenu s’installer entre nous sur le plus grand des canapés et il a allumé la petite bête, qui s’est mise à ronronner discrètement avant d’afficher, sous la légère chatouille d’un clic de souris, de très veilles photos en noir et blanc sur lesquelles je reconnus instantanément notre bonne vieille Tuche.

Apparurent alors sous mes yeux brillants d’une intense émotion, Gurup, Quetza, qui avait joui dans son pantalon, un jour qu’une des sœurs fatales lui avait un peu trop longtemps tripatouillé la bite, Manu, le gros Gégé, et le Philippe au long nez, ce gentil garçon qui avait toujours bu plus que de raison, et qui avait été par malheur retrouvé, par un clair et frileux matin d’hiver, raide-mort de froid sous une porte cochère du centre-ville, parce que, semble-t-il, il n’avait pas eu la chance de croiser une bonne âme, secourable ou charitable, qui aurait un tant soit peu eu à cœur de prendre soin de lui. Puis se fut le tour des soeurs Cabrol, des tant aimées soeurs Ariento-Velles, ainsi que des sympathiques parisiens Bertrand et Molly, ce jeune couple de routards que nous avions un temps hébergés rue de la Grande Monnaie, et qui figurent aussi parmi les personnages principaux de mon deuxième roman, la fiancée de Canton…quand tout à coup Yves se tourna vers André, tout en pointant un index joyeux vers l’écran.

-Et te voilà, ici, là, c’est toi, Dédé, regarde!

Un TILT énorme se produisit alors dans mon cerveau en ébullition en voyant s’afficher en très gros plan la bonne bouille de …André ? Non, mille fois non, bien sûr que non, mais de… Dédé, Dédé le jeune !

Mon Dédé, mon grand Duduche, mon bon vieux complice. Il avait sacrément et bellement forci, le gaillard ! Lui qui était à l’époque de nos vingt ans aussi placide, malingre et dégingandé qu’André était vif, nerveux, abrupt et musculeux.

Dédé Comtat, et non André Comtat, comme il s’était imprudemment présenté à moi au détour d’un clic sur Facebook, Dédé, que jamais, au grand jamais, je n’avais appelé André, mais bien Dédé, et toujours Dédé, celui qui fut mon inséparable pote, celui avec lequel j’avais vécu pendant des années dans le même appartement, avec qui j’avais partagé les mêmes filles et les mêmes conneries, avec qui j’avais dansé toute la nuit sous la lune au sommet du Pont du Gard, celui avec qui j’avais passé une nuit, beaucoup plus longue et moins drôle, dans la cellule d’un commissariat, avec qui j’étais passé au tribunal, avec qui j’avais été condamné à six mois de prison avec sursis, pour avoir piqué trois bouteilles de pastis dans une supérette, grâce au fameux coup de la manche cousue que nous avait enseigné l’ami Philippe au long nez.

Alleluiah ! Tout était enfin rentré dans l’ordre dans ma pauvre tête !

Quarante ans, plus une incroyable barbe de père Noël, lui était glabre comme une prune aux temps lointains de notre belle jeunesse, de même qu’un prénom employé mal à propos, avaient finalement eu raison de ma pauvre mémoire et m’avaient amené à voir, derrière le patronyme si bien connu d’un André Comtat, le seul André que je connaissais vraiment, à savoir André Froment, le valeureux et casse-cou spéléologue.

Il ne me reste plus qu’à le retrouver, maintenant, celui-là, à moi, vite, Facebook, Tweeter, sus, à l’hallali !..

1Voir la fiancée de Canton

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