Ce n’est pas mon genre ! Aout 2017

 

couv Ce n'est pas mon genre Amazon

Jean-Paul Dominici

 

Ce n’est pas mon genre !

 

éditions les trois clefs

collection Thrillers

couverture : Gerrymages /Pixabay

Je m’appelle Anne, et d’après ce que je peux entendre autour de moi, j’aurais toujours étée, et ce depuis ma plus tendre enfance, une jolie petite fille, une agréable et gentille brunette aux formes androgynes, même si j’ai peut-être étée un peu trop tapageuse, J’étais, il est vrai, une de ces sales gamines qui adorent se friter avec les petits mecs, à commencer par celui que j’avais en permanence sous la main, à savoir Hugo, qui à le malheur d’être mon frère jumeau, mais j’ai aussi étée une fille qui a toujours su se montrer d’une tendresse exemplaire avec ses copines. Toute petite, je travaillais assez bien à l’école, mais sans faire de miracles, toutefois. La matière dans laquelle j’excellais, c’était les travaux manuels, le découpage, le modelage, les cubes, puis les jeux de construction, quand j’ai fait ma maternelle. Plus tard, mes préférences iront tout naturellement aux sciences naturelles, au dessin et à la musique.

A partir de l’âge de douze ans je me suis mise à grandir à vitesse accélérée. Mon visage poupin s’affina tandis que les aimables contours d’une petite poitrine commencèrent à se dessiner.

C’est à cette époque que j’ai commencé à délaisser mes poupées pour aller affronter les garçons sur le terrain de foot, un jeu que j’adorais et pour lequel je fis preuve de dons stupéfiants, dribblant, courant et shootant comme une aliénée.

C’est à l’issue d’un match, alors que je prenais sa douche, qu’un léger écoulement de sang suinta de mon ventre pour dévaler le long de ma cuisse.

Sur le coup je ne dis rien à personne mais j’évoquai ce curieux phénomène avec sa mère, une fois rentrée chez à la maison. Nous habitions à l’époque un charmant pavillon abrité sous les saules pleureurs, près de la rivière, c’était un cours d’eau tranquille très prisé des pêcheurs du dimanche, ceux qui ne pêchent que les petits poissons blancs, et sur lequel nageaient paisiblement de nombreux canards et tout autant de foulques noirs à tête blanche.

– Oh ma petite chérie, mais, ce n’est rien, ce n’est absolument rien, je t’assure, me dit-elle avec pédagogie, d’une voix qui se voulut rassérénante ; ce petit écoulement de sang, ça s’appelle les règles, et il va falloir que tu t’y habitues, parce que ça se reproduira tous les 28 jours, exactement. C’est le mois lunaire ! C’est parce que bientôt tu ne seras plus une petite fille, parce que tu vas devenir une petite femme, à partir d’aujourd’hui.

Le phénomène se reproduisit, en effet, mais pas tous les 28 jours, comme me l’avait imprudemment annoncé ma mère, mais il se reproduisit selon un rythme qui fut beaucoup plus aléatoire.

Vers l’âge de seize ans, je commençai à sortir seule. J’adorais danser, que ce soit dans les bras d’un garçon, ou, mieux encore, dans ceux d’une fille, parce que, à choisir, je préférais ceux des filles, je m’y sentais plus au chaud, mais surtout, je m’y sentais inexplicablement plus en sécurité.

A force de me frotter à la gent féminine, parmi tout ce qui porte petite culotte et charmant soutien-gorge, ce qui devait arriver finit bien entendu par arriver, et même assez vite. De papouilles en caresses plus ou moins osées, j’en vins rapidement à échanger, avec les plus chaudes parmi mes jolies copines, mes premiers bisous, qui furent de chastes et innocents bisous au début, mais qui virèrent rapidement en délicieux baisers francs, à l’occasion desquels je pris un immense plaisir à avancer ma langue à la rencontre de celles de mes petites amies pour l’entortiller longuement et voluptueusement à la leur.

Je ne fus pas longtemps fidèle à Stéphanie, qui fut mon premier flirt, mais au contraire je multipliai les aventures.

Ainsi je me sentis rapidement beaucoup proche des filles que des garçons, même si je trouvais que certains d’entre eux étaient franchement mignons, pour ne pas dire craquants. Ainsi, c’est tout naturellement que ma première relation sensuelle et sexuelle eut lieu avec une charmante demoiselle. Elle venait d’avoir dix-sept ans. La jolie nymphette qui m’a initiée à ces nouveaux jeux fut suivie de nombreuses autres. Je pris beaucoup de plaisir à ces chaleureux ébats, que je voulus garder secrets, car mes parents semblaient s’inquiéter de ne me voir fréquenter que des filles. Un jour, en effet, ma mère ne m’avait-elle pas dit :

« J’espère que tu ne vas pas virer lesbienne, ma fille, parce que moi, vois-tu, j’aimerais beaucoup que vous nous fassiez des petits enfants, ton frère et toi, beaucoup d’insupportables loupiots, tels que vous l’avez été, mais ce fut pour notre plus grand bonheur !

A force de faire l’amour avec mes amies, je pris conscience de faits auxquels je n’avais jusqu’à présent accordé aucune importance. Mes seins, par exemple, s’ils étaient joliment dessinés, oui, je les ai toujours trouvés particulièrement mignons, étaient quand même sensiblement plus petits que la moyenne. Mes hanches, elles aussi, étaient moins larges. Mais la différence la plus importante résidait dans la taille de mon clitoris. Loin d’être petit, mignon et discret comme ceux de mes amies, ces adorables boutons de rose que j’adorais suçoter, interminablement et lascivement, le mien était franchement plus épanoui, voire simplement conquérant. Il ressemblait un peu à la zézette de mon frère, mais en plus petit, quand même, et les testicules en moins ! Sa taille devenait même impressionnante quand il était amoureusement sollicité par la petite langue agile, ou par les doigts délicieusement fripons de mes peu farouches partenaires.

Je sortais régulièrement pour aller danser en discothèque. Un vendredi soir je tombai sur Maxime, un de mes camarades du lycée. Nous nous connaissions bien, et nous nous appréciions, aussi les manœuvres d’approche de ce charmant garçon brun aux cheveux bouclés, qui était alors âgé de dix-huit ans bien sonnés, aboutirent rapidement. Après avoir dansé quelques slows avec lui il prit ma bouche en douceur, et il m’embrassa fougueusement, et même passionnément, un peu comme s’il s’était soudain senti tomber follement amoureux de moi.

Lorsque nous nous quittâmes, vers une heure du matin, il me dit, en me prenant la main : « Est-ce ça te dirait de venir avec moi à la mer dimanche, mon père est d’accord pour me prêter sa voiture, c’est très sympa, parce que c’est loin d’être une guimbarde. Mais il en prend le plus grand soin, alors il va falloir que je fasse gaffe !

– Pourquoi pas, où voudrais-tu aller ?

– Oh pas très loin, juste à Cabourg, parce que je n’ai pas encore l’habitude de conduire sur de longues distances, je viens juste d’avoir mon permis, tu sais.

– Cabourg, je n’y suis jamais allée, et il paraît que c’est très sympa, alors oui, c’est OK, tu peux m’embarquer dans l’aventure.

Le dimanche matin, Maxime vint me chercher, moi, sa nouvelle conquête aux cheveux longs et aux petits nichons, pour m’emmener à la mer, et je trouvai cet instant très chouette !

Cette journée de fin juin était idéale pour une sortie en amoureux, car il n’y avait pas trop de monde sur la route, et le temps était resplendissant. Le soleil brillait furieusement et aucun nuage ne venait maculer le ciel, qui resta toute la journée d’un bleu irrésistible.

Et cette nouvelle relation me changeait agréablement de mes habituelles fréquentations féminines.

Ce n’est pas que j’en avais mare des filles, mais j’avais vraiment envie de goûter à autre chose, de passer de la pourtant savoureuse salade de clitoris, à quelque chose de plus consistant, si vous voyez ce que je veux dire… Et, pour ne rien gâcher, je trouvai en Maxime un garçon plutôt charmant, attentionné, et surtout quelqu’un de formidablement intéressant !

Passionné comme il l’était de littérature contemporaine et d’astronomie, sa conversation était par conséquent aussi riche que variée.

Après cette tendre escapade, au cours de laquelle nous avions copieusement flirté, nous prîmes l’habitude de sortir régulièrement ensemble et, du coup, je voyais moins mes copines. Charlotte m’en a même fait la remarque, et elle en eut même l’air un peu fâchée. Bien heureusement, je ne lui avais pas parlé de ma relation avec le beau Maxime, me satisfaisant d’évoquer un surcroît de travail scolaire, des révisions, en maths et en chimie, qui était la matière où j’étais la plus faible, tant il est vrai que je me sens, aujourd’hui encore, plus l’âme d’une artiste que celle d’une ingénieure !

Je ne se sentais pas encore amoureuse de lui mais j’appréciais la solidité et le charme de ce compagnon, ce qui eut aussi pour mérite de rassurer définitivement ma mère sur mon orientation sexuelle, et dès lors elle commença à se voir vieillissante en train de faire des confitures pour une ribambelle d’adorables et turbulents marmots.

Un jour, bien sûr, à force d’insister, de baiser en baiser, de flirt poussé en flirt poussé, et après qu’il m’ait gentiment, mais résolument, mise à poil, je se retrouvai au creux d’un lit avec lui.

Ce fut une folle et douce après-midi au cours de laquelle, après avoir copieusement chahuté, nous nous sommes tout aussi copieusement et longuement embrassés, et même amoureusement caressés sur tout  le corps, de la racine des cheveux à l’extrémité des orteils, en passant par les bras, les épaules, le cou ; le torse et les seins, les jambes, le ventre et les fesses. Puis, lorsque nous parvînmes tous deux au summum de l’excitation et que nous commencions, lui comme moi, à ne plus en pouvoir, Maxime enfila sagement un préservatif avant de m’écarter doucement les jambes et, après m’avoir de nouveau longuement caressée et délicieusement embrassée, il me pénétra avec beaucoup de douceur. Je n’ai ainsi pas eu l’impression qu’il n’explosait la foune à la dynamite, comme cela a été le cas pour quelques unes de mes copines, mais au contraire qu’un long et sympathique serpent de mer s’y faufilait avec infiniment de douceur, et ce fut pour moi mieux qu’une sympathique découverte, ce fut une véritable révélation !

Il me fit ensuite longuement et paisiblement l’amour.

Il sembla y prendre beaucoup de plaisir, mais pour moi, cela fut un peu différent.

Si j’appréciai bien sûr le doux martèlement du ventre du garçon contre le mien, je fus néanmoins un peu gênée par une douleur diffuse que je ressentis au niveau de mon vagin. Ce fut un peu comme si un jardinier m’avait binée de l’intérieur.

Cette sensation désagréable m’avait un peu gâché le plaisir de faire enfin l’amour comme une vraie fille, aussi il était hors de question que je reproduise cette expérience sans avoir entrepris au préalable les actions nécessaires pour y porter remède.

Lassée de devoir me refuser à mon compagnon, qui me sembla, pour sa part, avoir pleinement apprécié ce rapport, au point de souhaiter en avoir un autre au plus tôt, je pris rendez-vous avec un gynécologue.

Je dois faire de la sécheresse vaginale, ou avoir une mycose, pensai-je, tout ça se soigne sans problème, il n’y a même pas à hésiter.

Le médecin, qui était une femme d’une quarantaine d’années, fit preuve de professionnalisme et elle m’accorda tout le temps qu’elle jugea nécessaire pour m’examiner soigneusement.

- Bonne nouvelle, me dit-elle après m’avoir examinée sous toutes les coutures, vous n’avez pas de mycose, je ne cois pas la moindre trace d’un problème de ce côté-là, et vos sécrétions, elles aussi, me semblent tout à fait satisfaisantes. En d’autres termes, vous mouillez suffisamment pour assurer une lubrification correcte de votre vagin pendant les rapports sexuels.

Vous avez un frère jumeau, m’avez-vous dit, un faux jumeau, forcément.

– Oui, bien sûr, forcément, parce que nous sommes dizygotes. Nés de deux spermatozoïdes, m’a expliqué maman, et de deux ovules, aussi.

– En fait je crois voir d’où viennent vos problèmes lors des rapports, votre vagin est simplement très étroit, et il aurait même tendance à se refermer, par endroits. Alors soyez rassurée, cela devrait s’arranger avec le temps, et avec la pratique, si j’ose dire ! Alors allez-y, mademoiselle, faites l’amour, faites-le bien, longtemps et paisiblement, et surtout faites-le le plus souvent possible !

Bien, bien…écoutez, je vais quand même vous prescrire un petit examen de laboratoire, juste pour éclaircir certains points, et surtout pour confirmer mes hypothèses.

Je quittai le cabinet rassurée, car par bonheur je n’étais pas plus malade que ça. Ça fait toujours du bien d’appendre une si bonne nouvelle ! J’appellerai Maxime dès que je serai rentrée, méditai-je gaiement. Maintenant que je sais ce qu’il me faut et qu’il me suffit de faire pour me soigner, je vais me soigner, ça, vous pouvez me croire…

Il faisait beau sur ma petite ville de la grande banlieue, les oiseaux gazouillaient dans les arbres, le soleil brillait, les fleurs des plates-bandes sentaient bon, bref, la vie était merveilleusement belle !

Dans la semaine je me rendis au laboratoire pour faire mon examen, bien que je ne sache pas exactement de quel genre d’examen il s’agissait.

– C’est pour établir votre caryotype, me dit l’infirmière qui me fit la prise de sang, afin de connaître votre patrimoine génétique. Vous avez des problèmes, de ce côté-là ?

– Je ne pense pas, non !

Je ne fus donc pas beaucoup plus avancée. Je me précipitai chez Maxime, je l’embrassai avec fougue, et cette fois c’est moi qui lui demandai de me faire l’amour.

Je me détendis au maximum afin de favoriser la pénétration et cette fois je n’eus pas trop mal, un petit peu, quand même, mais cela avait quand même été beaucoup plus agréable que la première fois.

– Youpiii… jubilai-je, me voilà sur la bonne voie. C’est la première fois que je suis une prescription médicale qui me soit aussi agréable.

 

Quelques jours plus tard j’allai récupérer ses résultats et je pris rendez-vous avec ma gynéco.

Le médecin décacheta l’enveloppe, elle en sortit trois feuillets et les lut avec une grande attention.

Son regard scrutateur se posa alors sur moi, et elle sembla dès lors me disséquer de la tête aux pieds. Elle planta ses beaux yeux bleus dans les miens pour me dire :

– C’est bien ce que je pensais, mademoiselle, tout s’éclaire, maintenant. J’ai enfin compris d’où viennent vos petits problèmes.

– Ah oui ! Je pensais…mais, qu’est-ce que j’ai, alors ?

– Vous n’avez absolument rien, Anne, ça je peux vous le confirmer, maintenant, mais par contre, ce qu’il y a, c’est que vous possédez un caryotype 46, XX !

Je l’ai alors regardée intensément, avec de grands yeux ronds, un peu comme si elle venait de m’annoncer que j’avais le cœur à droite ! :

– 46 XX !? Ah oui, et alors ?

– Alors, cela signifie, excusez-moi de vous le dire aussi crûment, mademoiselle, cela signifie que vous n’êtes pas vraiment une femme, même si vous en avez tous les attributs, et qui sont fort mignons, d’ailleurs ! ajouta-t-elle en jetant un regard furtif, mais qui me sembla passionnément intéressé, vers mes adorables petits lolos.

– Pas une femme, je serais quoi, alors, un homme?

D’un seul coup, tout s’éclairait dans ma tête, cela expliquait le goût immodéré pour les jolies jeunes filles qui m’avait poursuivi pendant toute mon adolescence !

– Pas plus, laissa tomber cruellement le médecin.

La panique s’empara de moi, alors je hurlai:

– Comment ça, pas plus. Je serais quoi, alors, une truie, une chèvre, ou une loutre?

C’est alors que le médecin me sourit amicalement en me disant :

– Non, non, rassurez-vous…

– Rassurez-vous, rassurez-vous, ça fait deux semaines que vous me serinez ça, et voilà que vous me dites maintenant que…

– Et je vous le redis, mademoiselle, rassurez-vous, et surtout calmez-vous, vous n’êtes rien de tout ça, vous êtes bien un être humain, il n’y a aucun doute à ce sujet, mais vous êtes un être humain d’un genre un peu particulier, d’un genre différent, il est vrai.

– Différent ? Vous voulez dire : je serais une sorte de handicapée ?

– Handicapée ? Mais, vous n’êtes pas le moins du monde handicapée, Anne, vous vous portez à merveille, mais êtes juste une sorte… d’hermaphrodite !

– Un hermaphrodite, mais, comment est-ce possible, il n’y a jamais rien eu de tel dans ma famille.

– C’est sans doute une conséquence de votre gémellité, voyez-vous, vous avez longuement baigné dans les androgènes de votre frère quand vous étiez dans l’utérus de votre mère. Mais je vois, d’après votre numéro de sécurité sociale, que vous êtes née à l’étranger. Où êtes-vous née, exactement ?

– A Lomé, au Togo. Mon père était directeur d’une cimenterie, là-bas.

– Ceci explique pour quelle raison vous n’avez pas été diagnostiquée à la naissance. Si vous étiez née en France, vous auriez reçu un traitement hormonal de substitution depuis votre naissance.

– Et il serait trop tard, maintenant ?

– Je le crains, mais rassurez-vous, de nombreux inter-sexes, comme nous les appelons aujourd’hui, mènent une vie tout à fait normale. Je vais vous signaler quelques associations qui les, qui vous, représentent.

– Ah ! Parce qu’en plus nous sommes nombreux ?

– Nombreux, ce n’est pas exactement le terme qui convient, je vous l’accorde, mais vous êtes quelques milliers, quand même…

– Et, et, est-ce que je pourrai avoir des enfants ?

Elle me sourit aimablement pour me dire :

– Sans aucun problème, Anne, à condition que vous suiviez scrupuleusement mon conseil.

– Votre conseil, mais, quel conseil ?

Le médecin éclata de rire :

– Oui, vous vous souvenez, ce que je vous ai conseillé la dernière fois, faites l’amour, et faites-le même le plus souvent et le plus longuement possible !

– Oh, chouette, c’est Maxime qui va être content !

– Pourquoi, vous n’allez pas l’être, vous ?

– Si, si, moi aussi, bien sûr que oui, mon Dieu, ce que ma vie va être belle !

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