Ce beau voyage en Egypte, que je n’ai jamais fait! aout 2017

couv Ce beau voyage...

Jean-Paul Dominici

Ce beau voyage en Égypte… que je n’ai jamais fait !

Editions les trois clefs

Collection Thrillers

 photo de couverture : Steam Ship Sudan

 

Oui, oh oui ! Bien sûr qu’on peut le dire, et on peut même le dire sans prendre grand risque de trop s’éloigner de la sacro-sainte vérité ! Oui, il est vrai que j’ai plutôt bien vécu, finalement, malgré un départ qui fut pour le moins chaotique, et encore, c’est peu dire ! J’ai en effet eu la chance d’avoir trois beaux enfants, intelligents, sérieux, mais sans qu’ils soient aussi austères que leur sainte mère, et en quasi parfaite santé. Ces enfants aimants qui m’ont, par ailleurs, fait papy de cinq adorables chenapans, soit deux garçons et trois filles, qui se prénomment Mathias, Noam, Charlyne, Naïa, et Camille, qui est la petite dernière, et qui vit aujourd’hui bien loin de moi, à Louveciennes, en région parisienne, dans une magnifique petite maison, avec un étang peuplé d’énormes carpes koï, un verger, un potager, et une vaste pelouse sur laquelle se démènent quelques coureurs Indiens, qui sont une étrange variété de canards, car ils passent leur journée à courir inlassablement dans tous les sens.. J’ai eu cette chance, inconcevable en notre époque troublée, d’avoir pu bénéficier pendant toute ma vie professionnelle d’assez bons emplois. En effet, je gagnais plutôt bien ma vie quand je travaillais, surtout vers la fin de ma longue carrière dans les services informatiques, lorsque j’ai décroché ce prestigieux, mais très prenant, voire épuisant, poste de dirigeant. Mais il est bien connu que, quand on aime son boulot, on ne compte pas ses heures de travail!

J’en ai donc profité pour parcourir inlassablement ce vaste monde.  J’ai beaucoup crapahuté, à pied, à cheval et en pirogue, dans les forêts de Guyane et du Brésil, J’ai même rencontré les chercheurs d’or, des mecs tout crottés réfugiés au beau milieu de leurs clairières. Je me suis copieusement fait dorer la pilule sur les longues plages de Cuba, pour admirer les assauts donnés par les puissants rouleaux sous les cocotiers, mais j’ai aussi erré sur celles de la Jamaïque, des Seychelles, et bien sûr celles des Maldives. J’ai fait deux longs séjours en Thaïlande, j’ai donc eu le temps de visiter tout le pays, de Chiang-Mai à Phuket. J’y ai passé  plusieurs mois, pendant lesquels j’ai parcouru ces merveilleux territoires, rencontré de pittoresques minorités et testé ces fameux salons de massage, dont j’ai  follement apprécié les charmantes et  peu farouches hôtesses. J’ai participé activement à l’extraordinaire fête de l’eau à Chiang Mai, juché sur un pick-up équipé d’un puisant motopompe, et j’ai passé trois nuits sur la délicieuse île quasi déserte de Koh Sak.

J’ai visité le temple de la dent de Bouddha à Colombo, au Sri Lanka, et j’ai aussi parcouru en tous sens les immenses plantations de thé qui s’étalent avec nonchalance sur les flancs des collines situées tout autour de Kandy.

Le Mexique n’a plus beaucoup de secrets pour moi. J’ai nagé avec les dauphins sur l’immense plage de Cancun, j’ai arpenté sans relâche les principaux sites mayas de ce pays et ceux du Guatemala, de Chichen Itza à El Aguacate, en passant par Balankanche et Tulum.
J’ai dormi dans un hôtel de glace en Finlande, bien au-delà du cercle polaire, j’ai même participé à une folle campagne de pêche sur un petit chalutier, qui grinçait et bringuebalait d’une manière franchement inquiétante, autour des îles Lofoten. J’ai pu apprécier les palais des maharadjas, et pas seulement le Taj Mahal. J’ai même dormi dans celui du maharadja  d’Udaïpur, au Rajasthan, qui a été aménagé depuis peu en un somptueux hôtel de charme.

j’ai aussi longuement posé mes valises en Grèce, pour en faire un tour complet et m’attarder paresseusement sur les plages dorées des Cyclades.

Bien entendu, je connais l’Europe et l’Afrique comme le fond  des nombreuses poches de ma veste de baroudeur. J’ai longuement flâné dans les rues de Rome et de Naples, ainsi que sur les pittoresques plages de Capri, au bras de ma Vénus callipyge à moi,  et j’ai bien entendu parcouru les longues et périlleuses pistes des savanes africaines au volant de mon puissant et polluant 4X4, avec ma charmante gazelle aux longs cheveux comme passagère non clandestine, mais toujours follement et, pour mon plus grand bonheur, délicieusement affectueuse !

L’heure de la retraite allait bientôt sonner pour moi. J’aurai en effet soixante ans prochainement, et après avoir beaucoup travaillé, le temps était enfin venu de passer la main aux jeunes générations, afin de pouvoir envisager dans la sérénité de me reposer sur des lauriers chèrement gagnés.

Comme tout un chacun, j’ai  divorcé au préalable, par deux fois, en fait, et presque trois, si je ne m’étais pas inopinément retrouvé veuf avant !

Depuis, je partageais mon temps libre et ces voyages avec une agréable compagne, jolie, un peu plus jeune que moi, et surtout  très amoureuse, ce qui me changeait radicalement de mes épouses, ces femmes qui avaient su se montrer parfois si lassantes, languissantes et, ou, inconsidérément pénibles, et qui plus est étaient affreusement jalouses, ainsi que, malheureusement, et ce fut là le pire de tout, pas désopilantes pour un sou ! Bien heureusement ma vie avec la ravissante Charlotte avait étée à l’exact opposé de ces mauvaises aventures sentimentales. Car j’adorais la prendre dans mes bras pour l’embrasser jusqu’à plus soif et l’aimer comme un fou pendant des heures, jusqu’à ce qu’au final une pacifique petite mort s’ensuive, de façon à lui faire l’amour de toutes les façons qui nous soient possibles et imaginables, avec ou sans sex-toys, car ma toute belle n’était absolument pas bégueule, et elle adorait jouer avec tout ce qui lui tombait sous la main, surtout si cela mouvait l’aider à bien jouir, à s’éclater un maximum au pieu, et ainsi à connaitre de longs et mythiques orgasmes ! Et surtout j’adorais plonger mes yeux dans ses océans de paisible tranquillité quand elle s’envolait sereinement pour le septième ciel, et que ma respiration s’attelait alors à la sienne. J’expirais quand elle expirait, et j’inspirais quand elle inspirait, de même que je cessai de respirer quand elle retenait son souffle, pour vivre pleinement sa jouissance, par exemple, je caressais sans fin ses longs et soyeux cheveux blonds, et je reprenais mon souffle quand elle reprenait le sien, surtout à l’instant fatidique et merveilleux du climax simultané, qui nous submergeait tous deux presque toujours inopinément, sans que nous ayons eu le temps de le voir s’approcher, tant il avançait paisiblement, à pas de loup.

La seule question que je me  posai alors, c’était de savoir où je pourrais bien aller traîner mes guêtres la prochaine fois.

L’image de Célestin Morestin, mon inimitable professeur d’histoire de la classe de sixième, qui nous faisait mourir de rire avec ses extravagances, notamment avec un courrier qu’il avait adressé aux impôts, une administration qu’il trouvait un peu trop curieuse, et dans lequel il précisait aux services du fisc qu’avec son salaire de misère il ne pouvait pas se permettre d’entretenir de danseuses nues, et encore moins de chevaux de course, me revint à l’esprit. C’est lui qui avait éveillé en moi ce goût immodéré pour les voyages qui me vit partir, l’année de mes dix-sept ans, sur la route de la méridionale, mystérieuse et envoûtante Espagne, accroché au guidon de ma  vaillante 250 Jonghi, la moto de toutes mes libertés, un engin que j’avais acheté d’occasion, avec mes propres sous, que j’avais vaillamment gagnés en faisant le pompiste à la station du père Georges[i] pendant les week-ends.

Mais de quel pays que je n’avais jamais visité nous parlait donc avec autant d’enthousiasme ce très estimé professeur ?

De l’Égypte, l’Égypte éternelle, bien sûr !

Ce pays que j’avais négligé jusqu’à présent, car je ne le je jugeais pas assez lointain, pas assez exotique, pas digne, en un mot, que je me dérange pour l’honorer de ma visite. Et puisque tout le monde connaissait l’Égypte, qu’irais-je y faire à mon tour ? N’y serais-je pas ce que je détestais le plus être, un touriste anonyme de plus ?

Je proposai néanmoins, à court d’idées, cette destination à Charlotte, qui se montra, à mon grand étonnement, enthousiaste.

— J’aimerais tant faire une croisière sur le Nil, m’a-t-elle déclaré en me serrant avec chaleur dans ses bras infiniment câlins.

Je me plongeai aussitôt dans les méandres de l’Internet et me pris à rêver. Je dénichai finalement un programme qui me sembla se rapprocher de l’idéal : Il s’agissait d’une croisière sur le Nil à bord d’un très beau bateau, le Steam Ship Sudan. C’était un authentique vapeur du début du vingtième siècle, qui ressemblait comme un frère au navire emprunté par les personnages d’Agatha Christie dans son célèbre roman « Mort sur le Nil ».

Une croisière sur le Nil dans la légende des grands pharaons. De Louxor à Assouan, le Steam Ship Sudan allait nous emmener à la découverte des sites majeurs de la Haute-Egypte.

Ce programme, qui mariait harmonieusement les plaisirs sophistiqués de la découverte à ceux d’une paisible promenade au fil de l’eau me parut particulièrement alléchant. Je l’ai d’ailleurs précieusement conservé au fond de mon portefeuille, où il se trouve encore aujourd’hui.

J’ai réservé les billets pour cette semaine de rêve en la douce et sensuelle compagnie de ma chaleureuse compagne si bien aimée.

Nous partîmes en train pour Paris, afin de passer une nuit tranquille à l’hôtel avant de nous rendre paisiblement, le lendemain matin, à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Un dernier gros câlin sur le sol français nous permit de nous endormir sereinement,  affectueusement blottis dans les bras l’un de l’autre.

Je fis de bien étranges rêves cette nuit-là.

Un client furieux me poursuivait en vociférant, armé d’une lourde hache ; et je courais, je courais comme un fou, à en perdre haleine, et je me retrouvai soudain dans un sous-sol mal éclairé, qui était envahi de surcroît par des vieux vélos dépenaillés, de vieilles mobylettes rouillées et des poussettes sans roues. Autant d’épaves dans lesquelles je me cognai comme un papillon de nuit ivre, avant d’émerger, par un vaste porche donnant sur un canal aux curieuses eaux troubles qui charriaient d’immondes détritus, en pleine lumière, cependant qu’un son strident particulièrement irritant me vrillait inlassablement les tympans, quand une lumière aveuglante me réveilla en sursaut !

Je m’éveillai, soulagé que cet affreux cauchemar prenne fin, dans une grande pièce inondée de soleil.

Il faisait grand jour. Merde ! Je n’avais pas entendu le réveil de mon portable ! J’étais pourtant certain de l’avoir correctement enclenché pour qu’il sonne à sept heures !

Je cherchai ma pulpeuse Charlotte en tâtonnant tout autour de moi. Mais elle n’était manifestement pas là, et, pour ne rien arranger, j’avais de plus très mal à la tête, je souffrai d’une étrange et inhabituelle migraine. Tandis que  l’infernale douleur me submergeait petit à petit, je portai instinctivement la main à mon crâne, et ce fut pour constater avec effarement qu’il était entouré de tissu. Qu’était-ce donc ? Un bandage ?

Quand un délicieux ange blond, tout de blanc vêtu, s’est doucement penché sur moi, je compris enfin ce qui m’arrivait ! Au Ciel, j’étais au ciel, j’étais mort et bien mort, sans avoir même eu le temps de faire mes adieux à cette chienne de vie tant aimée ! Un avion avait dû s’écraser sur notre hôtel pendant la nuit, ou quelque chose comme ça, car on voit régulièrement ces sortes de dramatiques accidents à la télé. !

— Vous allez bien, monsieur, m’a étrangement demandé l’ange, de son aimable voix de jeune femme.

Était-ce par ces déconcertantes paroles que l’on accueillait les nouveaux-venus au paradis, et cela juste après leur mort, par ce déstabilisant : « vous allez bien, monsieur? »

— Oui, bien sûr que je vais bien, je suis mort, mais je me sens merveilleusement bien, m’apprêtai-je à lui répondre quand elle ajouta de son décontenançant filet de voix :

— Je suis heureuse de vous savoir enfin réveillé, a-t-il lourdement insisté. Cela fait trois semaines, vous savez, que vous dormez ; je vais appeler le médecin tout de suite, et il va venir vous voir incessamment.

Le disciple d’Esculape m’expliqua que j’étais enfin sorti du coma, que j’étais bien portant et en toute sécurité, sauvé, et dans une chambre du service de réanimation de l’hôpital des Invalides !

— Sauvé, je veux bien, mais sauvé de quoi suis-je donc ?

— Vous avez fait un grave AVC hémorragique, monsieur, il y a quelques semaines, dans votre chambre d’hôtel, m’expliqua-t-il. Heureusement que les pompiers vous ont tout de suite transporté ici, et que par bonheur nous avons pu vous tirer d’affaire sans difficultés excessives.

Du coup je compris tout de cet étrange rêve que j’avais fait ; les bruits de ferraille, c’était le bruit produit par le chariot que l’on poussait à toute vitesse le long des couloirs, la vrille horrible, c’était certainement le trépan avec lequel on m’avait perforé de crâne, sans doute afin d’évacuer un important hématome !

Depuis lors, je suis installé à Avignon, où ma fille m’a fait venir pour pouvoir s’occuper de moi, et je repense souvent à ce beau voyage que je n’aurai jamais fait.

Hier j’ai posé le programme bien à plat sur la table basse du salon et je l’ai longuement relu, tout en éprouvant une immense nostalgie.

 

« Croisière La Dynastique

Plus qu’une croisière sur le Nil, il s’agit d’une porte ouverte sur la légende. À bord du

Steam Ship Sudan.

De Louxor à Assouan, vous irez à la découverte de tous les sites majeurs de la Haute Égypte, et vous marcherez sur les traces des plus grands pharaons.

Cinq jours de voyage pour une rencontre avec l’Histoire humaine et spirituelle.

Jour 1 – Louxor (mardi)

Transfert privé. Embarquement et installation dans votre cabine.

Déjeuner à bord.

En après-midi, découverte de la rive Est de Louxor avec la visite du complexe de Karnak, l’un des plus grands ensembles sacrés du monde ; il abrite notamment le temple du dieu souverain de Karnak, Amon, dont la construction s’échelonna du Moyen Empire à l’époque ptolémaïque. Visite en soirée du temple de Louxor, le plus élégant des édifices pharaoniques, construit sous Amenophis III, et agrandi par un autre grand bâtisseur, Ramses II.

Jour 2 – Louxor / Esna / Edfou (mercredi)

Départ tôt le matin à la découverte de la nécropole thébaine.

La Vallée des Rois. La demeure d’éternité des Pharaons.

La Vallée des Reines était quant à elle la nécropole des épouses royales et de leurs filles, au cours des XIXe et XXe dynasties.

La Vallée des Nobles abrite pour sa part la tombe de Ramozé, dont la beauté et la finesse des reliefs sont d’un réalisme  exceptionnel.

Visite du temple de Ramsès III à Médinet-Habou ; presque entièrement conservé, il est l’exemple le plus parfait des temples funéraires de la dynastie Ramesside.

Retour à bord et début de la navigation. En soirée, passage de l’écluse d’Esna et navigation de nuit, sous les étoiles, vers Edfou.

Jour 3 – Edfou / Kom Ombo (jeudi)

Le matin, départ pour la visite du Temple d’Edfou. Dédié à Horus et à Hathor, il fut commencé au IVe siècle av. J.-C., sous la dynastie des Ptolémées, et achevé 170 ans plus tard ; c’est l’un des temples les mieux conservés de l’Égypte antique.

En Soirée, visite du temple de Kom Ombo, dont la singularité est autant architecturale que religieuse. Ce type de complexe est unique en Égypte, car il est consacré à deux divinités, à travers deux temples réunis dans un même lieu ; la partie sud était dédiée au dieu faucon Horus l’Ancien (Haroéris) et la partie nord au dieu crocodile Sobek.

Jour 4 – Kom ombo / Assouan (vendredi)

Navigation vers Assouan, où prend fin la vallée du Nil et où commence la Nubie. Aux champs cultivés bordant les boucles du fleuve succèdent maintenant de grandes berges sableuses, c’était autrefois la limite de la civilisation.

Visite du temple de Philae, domaine de la déesse Isis, mère universelle et magicienne, qui régnait sur la vie, la mort et la résurrection. Philae fut l’un des sanctuaires les plus importants d’Égypte et de Nubie jusqu’en 550 de notre ère, lorsque l’empereur byzantin Justinien ordonna sa fermeture.

Jour 5 – Asouan (samedi)

Débarquement et transfert, après le petit déjeuner.

 

Un jour peut-être, puisque maintenant, par une sorte de miracle, j’ai la chance incroyable d’aller plutôt bien, je ferai ce beau voyage. Mais ce sera sans ma douce et sensuelle Charlotte, que j’ai définitivement perdue dans la bataille. Elle est en effet restée sous d’autres cieux. Elle a bien sûr, mignonne comme elle l’est, rapidement rencontré un nouveau compagnon, m’a-t-elle dit au téléphone, et aujourd’hui, figurez-vous qu’elle envisage, sans rire, de faire ce beau voyage…avec lui !

Je ne l’oublierai bien sûr jamais, ma somptueuse pouliche, celle qui m’a redonné du goût pour l’aimable et enrichissante vie à deux.

Et parfois j’ai l’impression de l’entendre me murmurer à l’oreille :

 

« Je suis celle qui possède la rame dans la barque du commandement.

La souveraine de vie.

Le guide de la lumière sur les belles routes,
Je suis celle qui fixe les câbles devant les gouvernails,

Sur les longues routes de l’Occident.

Je suis la Troisième,

La souveraine de brillance.

Celle qui guide le grand, qui est épuisé, sur les routes des éveillés.

Je suis celle qui possède la splendeur sur les routes du ciel nuageux.

Je suis celle qui possède les vents dans l’île de la joie,

Je suis celle qui possède les avirons.

Celle qui guide ceux qui sont dans leurs cavernes.
Je suis Hathor,

La souveraine du ciel du Nord

Celle qui fixe les câbles des éveillés.

Je suis une place de quiétude pour celui qui pratique la justesse.

Je suis un bac pour ses élus,

Je suis celle qui crée la barque, qui est juste faite pour traverser le juste. ».

Ancien poème Égyptien

 

[i] Voir : «  Assis sur son poêle »

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