Le journal d’un retraité, année 2014

 « J’écris un journal intime pour lutter contre l’oubli, offrir un supplétif à la mémoire. Si l’on ne tient pas le greffe de ses faits et gestes, à quoi bon vivre : les heures coulent, chaque jour s’efface et le néant triomphe. Le journal intime, opération commando menée contre l’absurde. Tenir un journal féconde l’existence. Le rendez-vous quotidien devant la page blanche du journal contraint à prêter meilleure attention aux événements de la journée- à mieux écouter, à penser plus fort, à regarder plus intensément. Il serait désobligeant de ne rien avoir à écrire sur sa page. Pour avoir de quoi lui confier, le soir, le mieux est d’y réfléchir pendant la journée. »

Sylvain Tesson

Dans les forêts de Sibérie.

29/09/2014

Après une longue interruption due à mes multiples activités, eh oui, je suis un retraité hyper-actif, toujours sur le pont et je terrorise ma fille Guilaine par la même occasion. Par contre il me semble que ma boulimie amuse mes petits enfants et mon fils Julien.

Alors me voilà de nouveau entrepreneur,incroyable, non ? Auto-entrepreneur plus exactement, en nouvelles et romans, cette fois, heureux propriétaire d’un superbe site Internet que vous pourrez visiter si le cœur vous en dit, qui a été conçu par Julien, Julien dont la carrière décolle puisqu’il vient de signer un CDI avec BNP PARIBAS, Hourra !

Mon site semi-professionnel, élaboré par Julien

Nouvelles-et-romans.fr

Oh oui, le vilain petit canard est devenu un véritable cygne, détenteur d’un diplôme d’ingénieur grâce sa VAE acquise de haute lutte. Ce garçon ne ressemblerait-il pas un peu à son papa ? Pourvu qu’il n’en prenne pas aussi les côtés moins glorieux.

Je viens juste de rentrer d »excellentes vacances. Après Belle-île et Oléron, deux fantastiques souvenirs, nous sommes allés cette année au pays Basque, à Saint-Jean-de-Luz sympathique petite ville où nous avons mangé comme des petits dieux,Oh la la, les chipironnnes ! et en sommes revenus le coffre chargé comme d’habitude de bonnes choses pour l’année, des conserves de poissons bios, des biscuits, du jambon, du fromage, du foie gras et du bon chocolat d’Anton, à Espelette. Et d’une superbe suggestion d’Élisabeth pour ma prochaine nouvelle, « Les piments d’Espelette !», l’histoire formidablement burlesque mais bourrée de tendresse de deux nanas du pays.

Je suis maintenant un vrai petit écrivain et j’en suis  fier, puisque je publie sur Amazon, Kobo, Createspace et depuis peu BOD, ce qui me permet d’être aussi présent en librairie. Je viens ainsi, à 64 ans, de réaliser mon cher projet, entamer ma ènième carrière professionnelle ! Je l’avais toujours dit, que je ne prendrai jamais ma retraite ! La retraite, c’est pour les vieux et les impotents, non, tandis que je me sens encore si jeune, malgré le gros ch’taard, que je me suis pris dans la gueule en 2005 !

Cette année j’ai eu la satisfaction de remporter une récompense pour ma troisième place au prestigieux concours international Florilège, un beau diplôme que je vais me faire un immense plaisir d’encadrer.

Mais cela ne me suffit pas puisque je suis en train de créer ma propre maison d’édition, un peu comme Claude François l’avait fait avec sa maison de disques, Flèche. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, me martelait inlassablement ma défunte mère, et ma flèche à moi ce sera Les Trois Clefs ! Ne vous mettez surtout pas sur sa trajectoire

Les trois clefs, les éditions Avignonnaises, dont j’ai scrupuleusement déposé la marque à l’INPI,

maison créée sous la forme d’une association collégiale de loi de 1901 et dont voici le superbe logo, créé encore une fois par mon fils Julien.

04/10/2014  AU SECOoouuURS !

C’est ce que criait, à tue-tête, le petit-neveu d’Élisabeth du haut du toit de sa maison pour manifester aux voisins que sa mère le houspillait un trop selon son goût, et c’est vrai qu’il est plutôt mignon, ce gamin ! Ce qui a quasiment valu à la maman, peut-être quand même un peu trop exigeante, une intervention des services sociaux, en fait le boulet n’est pas passé si loin  que ça, elle l’a bien entendu siffler à ses petites oreilles!

C’est peut-être ce que je devais faire, moi aussi, finalement, ce n’est pas si bête que c’en a l’air. Parce que j’ai l’impression d’être malmené par mon ami Serge, et parfois aussi, malheureusement, un peu trop tiraillé par ma fille. Serait-elle inutilement craintive, me dis-je bêtement, sans suffisamment chercher à comprendre les raisons profondes de son inquiétude?  Mais en ce moment elle se fait beaucoup de souci pour moi, qui ne m’en fais peut-être pas suffisamment, réfugié dans ma nouvelle vie d’artiste, inconséquent ?! Je ne le pense pas, mais…

En fait j’ai parfois la désagréable sensation d’avoir entamé une carrière de braqueur de banques, d’escroc international de haut vol, ou pire, de monter une équipe pour aller faire jihad en Syrie ! Ce qui pourrait en effet terroriser tout le monde, et là, je les comprendrais, bien sûr.

Mais que fais-je alors pour m’attirer des foudres aussi violentes que dithyrambiques ? Serge, mon vieux copain, a été particulièrement désagréable avec moi sans la moindre raison valable, et l’attitude de ma fille me chagrine parfois, certainement à ,tort, parce je sais qu’elle a les pieds sur terre et que je devrais peut-être l’écouter un peu plus…

De mon point de vue je ne fais absolument rien, ou plutôt presque rien d’anormal! Mais n’y a-t-il pas que ceux qui ne font rien qui ne font pas de conneries? Alors voilà, j’écris, paisiblement, sereinement, peinard, coooool, des nouvelles et quelques romans, afin de tenter de réaliser enfin mon vieux rêve de jeune homme, être enfin un écrivain, après avoir passé ma vie à bosser pour me nourrir, ainsi que ma petite famille, un sacrifice que je ne regrette aucunement mais, puisque aujourd’hui je suis libre, que je perçois une retraite plutôt correcte, qui me permet de vivre à mon aise, j’aurais tendance à penser, ainsi que l’a dit Louis Bertignac, du groupe Téléphone, après avoir vécu lui aussi des moments difficiles, « Tu vas faire en sorte qu’à partir d’aujourd’hui ta chienne de vie soit un feu d’artifice, et cela pour le restant de tes jours ! »

Mais Guilaine me surveille de ses deux yeux grand ouverts et ça me gêne un peu,  et il n’ y a bien sûr que ceux, trop nombreux, qui ne font rien, qui ne font pas de conneries, alors bien sûr que j’en fais ! Elle n’a certainement pas tout à fait tort.

A l’entendre, une bonne partie de ce que je fais serait illégal ou serait susceptible de l’être , mais tant que je ne risque pas la guillotine ça ne me fait pas vraiment peur, parce que je n’ai quasiment jamais eu peur de rien! Ce gros mot m’est en effet rigoureusement étranger, hé hé. C’est vrai que parfois je suis un peu borderline, je le reconnais bien volontiers, mais je débute dans cette nouvelle activité, et il faut bien entendu  me laisser le temps d’apprendre! Ce n’est certainement pas parce que j’ai 64 ans que je sais tout! Je lui ai dit que si je n’avais dû faire que choses strictement légales dans ma vie, je n’aurais jamais rien fait, je n’aurais jamais créé ma première entreprise, je n’aurais jamais été professeur de yoga, parce que là, il y en aurait eu, des choses à dire et à redire, je n’aurais même jamais eu d’enfants, et je n’ai réussi, hélas, qu’à  la mettre davantage en rogne. Mais je suis vivant et en relative bonne santé, certainement pas un juriste de haut vol et je veux vivre, m’éclater, KIFFER, comme le disait mon ancien patron et ami Gilles Sitbon que je viens de retrouver sur Facebook, toujours aussi jeune et beau, c’est incroyable! Et comme l’a dit Cécilia Sarkozy interviewée par Catherine Ceylac lors de l’émission Thé ou café, je suis un être humain et en conséquence je fais des erreurs, c’est comme ça, c’est la vie ! Et tant qu’elles ne sont pas trop graves, y a certainement pas mort d’Homme ! Qu’est-ce que je risque vraiment, en fait, si je commets des petites erreurs ? Certainement pas grand chose, au vu des enjeux fort modestes de ma petite activité plus récréative que véritablement professionnelle.

Alors j’aimerais bien qu’elle se calme, ma fifille adorée, sinon je vais finir par faire de l’hypertension et ça, ce n’est certainement pas bon pour moi, comme dit Elisabeth, vu mes antécédents, ou bien c’est elle qui va finir par se rendre malade, et là, ça commencerait à m’embêter vraiment, et pour de bon, cette fois!

Parigi non si è fatto in un giorno, et si aujourd’hui je fais des choses qui sont parfois limite, bien sûr que je le sais, ou à peu près, mais tout le monde s’en fout, n’est-ce pas, parce que je n’ai publié que quelques dizaines de titres que j’ai à peu près bien vendus sur Amazon, d’accord, mais il ne viendrait certainement à l’idée de personne de me faire un procès pour si peu ! Pour gagner quoi? Et l’administration, si je fais une grosse bêtise, j’espère qu’elle aura le bon cœur de m’envoyer une lettre recommandée avant de me prélever les 16000 euros dont elle me menace si par hasard j’oublie de déclarer à temps les quelques dizaines d’euros que j’ai perçus dans le trimestre,et encore, s’il est bon! Alors cool, calmos…mais restons vigilant quand même, parce qu’elle a bien entendu raison de penser que le pire nous guette toujours, même s’il n’est jamais sûr, comme j’ai tendance à le penser!

 Je vais petit à petit rentrer dans le rang, c’est tout, calmos, plein de sérénitude et de tranquillitude, comme dirait l’amie Ségolène.

Je me suis enregistré comme auto-éditeur alors que je n’en avais pas vraiment envie, parce que je commence à en avoir eu mon compte des contraintes, des déclarations de ceci cela, mais j’y suis allé quand même parce qu’y a pas plus cooooool comme statut, pour un ancien chef d’entreprise, employeur sérieux de plusieurs dizaines de salariés, de surcroît. Qu’est-ce que je disais, déjà ? E Viva la vida ! On passe à autre chose, maintenant, d’accord?

Le voilà, notre logo, z’avez bien fait d’attendre patiemment que je me sois un peu défoulé. Ouf ça va mieux, je suis calmé maintenant.

Mais qu’écris-je donc et que publie-je avec tant de juvénile ardeur ?

Eh bien, un peu de tout, docteur, d’abord mes mémoires, ça c’est déjà un peu vieux, mais je suis en train d’en préparer une nouvelle version, magnifique, illustrée et tout et tout, beaucoup de nouvelles, des polars, et aussi des thrillers érotiques, grâce auxquels j’ai énormément appris, ils ont libéré ma plume, l’ont rendue plus libre, plus percutante, plus envolée .

J’ai enfin trouvé mon Credo, le fil directeur de ma pensée tourmentée et tourmenteuse, c’est L’ambiguïté, le vrai moteur sous-jacent à l’humanité, qui, comme le disait Ésope, peut être la meilleure comme la pire des choses !

En parallèle, j’ai décidé de publier mon premier ouvrage en italien, langue que j’adore pour sa musicalité, parce que j’ai toujours été un grand amateur de musique, et dont je comprends les subtilités, même si je ne la maîtrise pas complètement . Il s’agit de la version transalpine de ma désormais bien connue, je n’ose pas encore dire célèbre, mais je suis persuadé, peut-être à tort, que cela viendra un jour, de ma bien connue, je n’ose pas encore dire célèbre« Les secrets de la Pompadour », qui sont devenus pour l’occasion « I segreti érotici della marchesa di Pompadour ». Boulimique, vous disais-je, mais vive la vie, et tant que ça dure, autant en profiter pour s’éclater, non ?

Cette semaine, outre mes activités habituelles j’ai décidé de mettre un peu d’ordre dans mon immonde bordel.

Me mettre en règle vis à vis de la loi sur le droit à l’image pour mes couvertures, ça, ça craint un peu pour le moment

Relire et corriger toutes mes nouvelles et mes trois romans

Republier les (très) gros cacas de mes débuts, mais faut bien débuter un jour, non ? Pékin s’est pas fait en un jour, pour en faire des petits bijoux, Ni hao! (Vous vous souvenez certainement que suis un ancien bijoutier, n’est-ce pas, alors l’atavisme fonctionne à donf)

Mais le grand projet, le MAOUSSE COSTAUD, le vrai, c’est la réédition de mon premier roman, SALE AFFAIRE RUE DE PARADIS, trop injustement passé quasiment inaperçu, je trouve, mais c’est pourtant vrai qu’il était loin d’être parfait, il existe aujourd’hui dans une forme toute nouvelle, somptueuse, envolée…mirobolante,  en un mot ! 

Bon, je me calme, il faut dire que je commence à fatiguer, je me suis encore levé à 4 heures ce matin, des projets plein la tête pour la journée, dont cette bafouille à écrire et à envoyer à ma chère petite Patricia, ex parmi quelques autres peut-être, mais adorée quand même. Patricia, tu resteras pour toujours mon beau petit POULAIN, scroutch scountch, gratte moi un peu l’arrière du crâne, s’il te plaît !

04/10/2014, et oui, encore !

Hier j’ai donné un petit coup de main à mon assistante ménagère pour trouver plus de clients puisqu’elle a tétée licenciée par son employeur principal, une association en manque de fonds.

Alors je lui fabriqué une affichette sympa avec sa photo, elle présente super bien, alors autant en profiter. Elle va la placarder dans les commerces de sa petite ville.

05/10/2014

La journée commence bien mal, il ne fait pas beau, donc pas de piscine, comme hier et avant hier, où l’eau était super extra bonne !

ET, un curieux problème de mécanique. Mon micro refusait systématiquement d’ouvrir « I segreti érotici della marchesa di Pompadour », une nouvelle en Italien sur laquelle je travaille tous les matins entre 5 et 6 heures, moment où je suis le plus en forme ! Je l’ai envoyée à Julien, il devrait savoir la réparer, lui…

Ma chère Marie-Josée, qui se remet petit à petit de son cancer du sein, heureusement pris à temps, et vive la mammographie systématique, m’a envoyé son adresse mail et je lui ai envoyé une longue bafouille ainsi que des liens vers mes sites

C’est une épine sous-calcanéenne, je le savais bien ! C’est pour ça que vous souffrez, s’est-il exclamé en examinant mes radios du pied gauche !

- Tant que c’est pas un cancer, ça me va parfaitement, docteur !

J’ai donc pris des anti-inflammatoires en pommade, en cachets et trois rendez-vous chez le rhumatologue qui est sensé me débarrasser de cette cochonnerie en trois temps trois bombardements de super ultrasons. Je vous tiendrai au courant.

7 Octobre Dépucelages en série

ça y est, ma petite entreprise a été dépucelée, par deux fois ! Pour peu on pourrait se croire dans la version érotique de ma nouvelle » Une délicieuse soirée d’été ! »

Elle vient en effet de percevoir ses deux premiers virements. Un de la part d’Amazon et un de BOD. Ils correspondent à mon premier mois d’activité, Juillet. Ils ont encore modestes, mais ne dit-on pas que les petits ruisseaux, à l’instar des petits poissons qui deviennent des gros, deviennent un jour de grandes, puissantes et tumultueuses rivières ?

Aujourd’hui, la grande, la merveilleuse, la fabuleuse Amazonie aurait-elle poussé ses racines tourmentées et emberlificotées jusqu’à ma modeste demeure ?

La Sorgue qui traverse mon parc est en effet l’objet d’un phénomène aussi magnifique qu’inexplicable. C’est étrange et extraordinaire à la fois! J’ai appelé Élisabeth pour qu’elle vienne d’urgence faire une photo ! J’espère qu ‘elle trouvera le temps de passer dans l’après-midi, puisque aujourd’hui elle ne travaille pas.

Mercredi 8 Octobre

Aujourd’hui est un jour à marquer d’une pierre blanche !

Nous avons organisé et mené à bon terme, avec mon frère auteur dramatique et ma belle-soeur artiste plasticienne, la réunion constitutive de notre association et première maison d’édition avignonnaise Les Trois Clefs.

Dès la semaine prochaine, cette enseigne, que j’utilise depuis maintenant trois mois, trouvera donc une existence légale . E que viva la VIDA !

12 octobre 2014 Drame !

Je crois, ou plutôt je suis persuadé, que j’ai fait une grosse connerie !

Aujourd’hui Guilaine m’a volé dans mes plumes, et je n’en ai plus une seule de sèche et de correctement implantée ! Il faut reconnaître que cette fois elle avait de sérieuses raisons pour m’assaisonner vertement.

J’ai publié sur mon site une version antérieure de cet article dans lequel il lui a semblé que j’étais injuste avec elle, bien que cela ne soit bien entendu dans mes intentions, j’étais simplement un peu énervé à cause de la connerie de Serge!

13 octobre

Élisabeth, mon adorable et chère compagne, possède ,me semble-t-il, un don inné pour me tirer vers le haut. Je l’ai appelée à l’aide parce que je n’avais plus de lumière dans ma chambre et dans mon bureau et que mon évier était hyper bouché, résistant aux doses massives de Destop que je lui ai assénées depuis deux semaines.

Elle a tout démonté et trouvé un gros tas de merde dans mon siphon, dont de multiples petits petits morceaux de coquilles d’huîtres, elle m’ a aimablement expliqué ce que je devais faire afin d’éviter ces stupides inconvénients. Quand on m’explique, je comprends ! Au-delà de ces aides domestiques, elle me fait toujours des observations fort pertinentes sur mon intérieur et surtout sur ma modeste production littéraire et me donne parfois d’excellentes idées. Précieuse, au delà d’être adorable ! je vous disais bien. Encore une qui a les pieds solidement ancrés sur terre.

Categories: Mon Autobiographie. Décembre 2013

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